Des actes individuels

Zigzag

Broute de l'herbe
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Une question de Politiscales (le test d'opinion politique) m'a semblée intéressante et peut se rapporter au véganisme :

Les changements individuels peuvent provoquer des changements de société.

Un ami, tout en étant presque végétarien (il consomme de la viande lorsqu'il est invité) reproche au véganisme de n'être qu'un changement individuel : ce n'est pas en arrêtant les produits animaux chez soi qu'on aura une chance de mettre fin à l'élevage. Il a donc répondu non à la question ci-dessus. Certes, il y a un aspect économique (le boycott), mais à notre échelle, c'est insignifiant. Le véganisme en soi n'est pas politique, ce sont ses extensions (l'antispécisme et l'animalisme) qui le sont. Le véganisme relève de la sphère privée, l'antispécisme et l'animalisme, de la sphère publique.

Mais peut-on seulement compter sur la sphère privée pour provoquer un changement ? Une autre question de politiscales, assez proche, dit : c'est par la consommation (et non par des lois) qu'on change les choses (ce n'est pas le texte exact, mais peu me chaud, le sens est le même). Autrement dit : qui vient en premier, des moeurs ou de la loi ? (une question très classique parait-il).

Bref, je voulais savoir ce que vous en pensiez : changement individuel, changement social... ?
 

James64

Broute de l'herbe
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Salut

Je pense qu'il ne faut pas sous-estimer les conséquences des actes individuels car ils s'inscrivent dans une certaine mécanique d'"effet papillon". En effet, notre comportement changé fera interroger à + d'un/notre entourage et ces derniers également...

Cette dynamique individuelle est complémentaire aux associations/penseurs/militants/politiques pour éventuellement arriver à un changement de mœurs total.
 

Chocogrenouille

Se gave de B12
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Si les changements de comportement individuels ne sont pas à jeter (ils sont importants pour montrer que c'est possible et entamer une prise de conscience, et pour déjà ne pas reproduire les problèmes à son échelle individuelle), pour moi ils montrent rapidement leurs insuffisances, se heurtant à d'autres comportements individuels récalcitrants, à des habitudes tenaces et/ou difficiles à changer, et surtout à des intérêts économiques puissants (je pense ici à la lutte contre le déréglement climatique ou au véganisme, mais également à la lutte contre toutes formes d'exploitation et de discrimination).
A un moment, il faut en passer par de nouvelles lois et/ou réglementations.
 

Balika

Élève des carottes
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Arrêter de maltraiter et de tuer des animaux n'est pas un choix personnel, c'est une question politique. Et l'exiger à "haut niveau", en demandant des lois qui punissent les actes de violences sur les animaux, permet de donner une vision plus claire : en tant que végane/animaliste je ne veux pas juste être en accord avec mes valeurs, je veux, en plus, qu'en tant que société on cesse ces violences.

C'est d'ailleurs bien dommage que la MFA soit annulée cette année. Déjà qu'en étant 3-4000 seulement sur une population "végane" de plusieurs dizaines de milliers de personnes, c'est un peu déprimant, la cause n'a pas une très grande visibilité.

Je pense d'ailleurs créer une asso (ou une antenne d'asso existante) dans ma ville. J'en ai marre de juste "montrer l'exemple".
Maintenant, nous sommes deux (avec ma compagne) et il y a plein de sympathisants potentiels.
 

Nocciola

Jeune bulbe
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Sur la question: qui vient en premier, les moeurs ou la loi? Je pense que les moeurs anticipent presque toujours la loi, même si cela concerne une minorité dans un premier temps. Des recherches tendent à prouver qu'une minorité consistante peut avoir un impact important sur les remises en causes profondes et intimes des gens, même si ces minorités dérangent et passent pour incompétentes dans un premier temps (et surtout dans ce cas car ceux de la majorité ne peuvent pas s'empêcher d'y penser malgré tout). C'est vrai que c'est parfois décourageant d'avoir l'impression d'agir dans son coin, mais personnellement je me rassure en me disant que ce n'est qu'une étape avant un tournant sociétal plus concret qui passera par la loi.
 
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