Identités de genre, non binarité.

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Marcelina

Avale du tofu
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Tiens ça me fait penser à une chaîne youtube : Laci Green. Où une petite nana toute fraîche répond de façon super concise à des questions sur le genre, la bisexualite et tutti quanti. Je trouve que comme première approche c'est pas mal. J'ai montré celle sur me genre à ma coloc justement, et elle a trouvé ça très parlant. Alors que d'habitude ça lui cause sans plus.
C'est en English mais ya les sous titres en français. :)

Bon elle a fait une bourde sur une vidéo mais vous verrez bien par vous même.
 

Xav

Massacre des légumes
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Un article récent du Monde ci-dessous sur le "genderless danshi". Le phénomène est intéressant (comme pratique de contournement de certaines normes de genre), mais je n'aime pas son traitement un peu condescendant ("mode", "mini-culture", "dérobade"...).


La dérobade des jeunes Japonais « sans genre »
Ni « drag-queens » ni éphèbes androgynes, les « genderless danshi », de jeunes hommes travestis en femme, ne veulent pas tant devenir filles que s’affranchir des normes liées à l’identité sexuelle.

LE MONDE | 08.02.2017 à 06h36 • Mis à jour le 08.02.2017 à 06h52 | Par Philippe Pons (Tokyo, correspondant)

Deux jeunes Japonaises emmitouflées en raison des frimas de l’hiver, joliment maquillées, chevelure au vent pour l’une, bonnet cachant des boucles blondes pour l’autre, font du lèche-vitrines en se tenant par la main.
Quoi de plus naturel à Harajuku, quartier de la mode à Tokyo, prisé de la jeunesse. « Couple de femmes » ? Eclat de rire. « Non pas du tout, c’est ma copine ! » Donc, « la » blonde bouclée est un garçon… Elle est lui. Lui est elle… Difficile de distinguer.
Un cosplay, mascarade des ados nippons cherchant à donner vie aux personnages des mangas ? Non. Une nouvelle mode : « genderless danshi », les « garçons (danshi) sans-genre ». Une mini-culture qui fait fureur chez une minorité de jeunes Japonais qui se maquillent, se teignent les cheveux de toutes les couleurs, portent des vêtements de style féminin et prennent des poses de filles minaudant sur leurs selfies. A deux pas, la boutique Ding de leur styliste préféré, Yoji Kondo, présente ses créations.
Les plus célèbres genderless danshi lancent des modes, font de la promotion des marques de vêtements, sont omniprésents sur les réseaux sociaux et adulés des filles. Même la très conventionnelle chaîne de télévision nationale NHK leur a consacré un reportage en 2016.

Transgresser la structure binaire homme/femme
Takashi Marutomo est l’agent d’une quarantaine de modèles genderless danshi, dont le plus célèbre, Toman Sasaki (24 ans). Il a épinglé le phénomène apparu d’abord en Corée du Sud avec les vedettes de la K Pop et il a forgé l’expression japonaise.

« Les premiers sont apparus en 2014 sur les réseaux sociaux, explique-t-il. Le genre, très normé au Japon, est devenu secondaire pour ces jeunes garçons : ils cherchent ce qui leur plaît sans se soucier de ce qui est masculin ou féminin. Ils ne veulent pas devenir fille mais être beau. Une aspiration qu’ils partagent avec les filles qui, elles aussi, cherchent à plaire et se disent si tel genderless danshi réussit à s’embellir, je le peux aussi. C’est pourquoi ils suscitent un tel engouement chez elles. »
Les genderless danshi cherchent à transgresser la structure binaire homme/femme. Leur look et leur préférence sexuelle ne se recoupent pas. Ils se construisent une apparence en fonction de leurs goûts ; et, sur le plan sexuel, ils peuvent être hétéro, homo, bi… ou indifférents.
Frêle silhouette toute de noire vêtue, portant des chaussures à plateforme, tour à tour rieur ou romantique, Toman Sasaki se prépare dans sa loge à un spectacle qu’il donnera avec son groupe pop XOX (« kiss hug kiss », « bisou câlin bisou ») pour la Saint-Valentin, la fête des amoureux, très populaire au Japon.
Il se dit hétérosexuel sans exclure qu’un jour il puisse tomber amoureux d’un homme… « Ce que je recherche, c’est la beauté et plaire aux femmes comme aux hommes, poursuit-il. Adolescent, je ne m’aimais pas mais, plutôt que de rester complexé, j’ai décidé de m’embellir en me maquillant. Je ne vois pas pourquoi le maquillage et les parures seraient réservés aux filles. » Pourquoi la vogue des genderless danshi ? Toman Sasaki rit et reconnaît que lui-même ne comprend pas. Il ne conteste pas l’appellation mais n’en fait pas un étendard.

« Les Japonaises se détournent du macho »
Les genderless danshi ne sont ni des « drag-queens » échevelées, ni des éphèbes androgynes ; ils refusent d’ailleurs d’être qualifiés d’« efféminés ». « Ils introduisent une fluidité dans le genre en refusant de se conformer à l’image de l’homme et de la femme normée par la société », estime Junko Mitsuhashi, professeure assistante à l’université Meiji, spécialiste des questions de genre et elle-même transgenre.
« Depuis les années 1980, les jeunes Japonais sont en quête d’une identité indépendante du monde du travail où se forgeait la personnalité de leur père. Mes étudiants me disent qu’ils envient les filles pour leur façon libre d’exprimer leur individualité, par le biais de leur apparence », explique Junki Mitsuhashi.
Embryonnaire déplacement du marqueur de la masculinité ? « Le phénomène des genderless danshi reste marginal mais, ce qui est sûr, c’est que les Japonaises se détournent du macho », poursuit Junko Mitsuhashi.
« Dans le genderless danshi, la masculinité ne se renie pas : porter des atours féminins ne signifie pas qu’on veut forcément attirer les hommes. Le cross-dressing bénéficie au Japon d’une certaine tolérance et s’inscrit dans une longue tradition, rappelle Junko Mitsuhashi. Du kabuki, où des hommes interprètent des rôles de femmes, à la troupe théâtrale moderne Takarazuka où c’est le contraire : des femmes jouent des hommes. »
Dérobade de jeunes garçons qui cherchent à se soustraire aux normes imposées par la société, le phénomène genderless danshi n’est sans doute qu’une mode. Mais parfois, une mode en dit long sur les questionnements d’une société.
 

Hell

Mange de la salade
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Je viens poser ça ici parce que je suis énervée et que ça va me faire du bien. :confus:

J'assistais à une formation destinée aux professionnels de la restauration. Pour commencer, je me suis rendu compte que je m'étais un peu plantée niveau choix parce que ça parlait du service en salle (et que je suis cuistote), mais je me suis dit que ça ne me ferait pas de mal d'écouter ce qui se disait. Bon... Marketing et conventions à fond les ballons. Normal, j'imagine.
A un moment, le formateur demande quelle est la première chose à faire lorsqu'un client entre dans le restaurant. Un participant répond "Dire bonjour". Le formateur le corrige: "Bonjour Monsieur, Bonjour Madame, c'est trrrès important!". Evidemment, je n'ai pu m'empêcher de faire remarquer que cette binarité pose problème parce que des personnes en souffrent. Tout d'abord, interloqué, il m'a dit que c'était bien la première fois que quelqu'un lui disait ça et que j'avais tout à fait raison (j'y ai cru l'espace d'une seconde :whistle: ) mais que "ces personnes" (avec un ton sans équivoque) étaient si fortement minoritaires que ça n'avait pas d'importance. Et là, en cas de doute sur le genre, il suffit effectivement de ne dire que "Bonjour".

Je ne lui ai pas dit qu'il ne pouvait pas connaître avec certitude l'identité de genre d'une personne rien qu'à la regardant, je ne lui ai pas qu'à mes yeux faire du mal, même involontairement, pour maintenir des conventions inutiles, à une personne perpétuellement malmenée quant à son identité était inenvisageable et je ne lui ai pas dit non plus que cliver la société en fonction du sexe était une aberration que j'espérais voir devenue obsolète de mon vivant et puis aussi qu'il me semble injuste de ne pas avoir droit à son petit mot après le "Bonjour" si tous les autres en ont un. Vous comprenez, ils sont minoritaires: on s'en fout!

Suite de la formation dans deux semaines. Il va falloir jouer au personnel de salle et vendre la carte imposée (100% carniste, évidemment ;) ). J'hésite à l'appeler "Madame" et lui proposer des steaks et saucisses 100% végétaux. Je crois que ça passera: les non humains massacrés sont loin d'être minoritaires, en nombre tout du moins.
Bon, en vrai, j'ai plutôt envie de ne pas y retourner.
 

Zigzag

Broute de l'herbe
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Et rien ne t'y oblige.
2 coups de gueules liés à ma non binarité
Un ami (mon meilleur ami, intelligent ce qui rend la scène encore pire), son haussement de sourcil et sa réplique : tous ces genres extravagants! Tu est née avec 2 chromosomes Y donc tu es une fille (je précise qu'en S on peut prendre sciences de l'ingénieur;) ).
Merci de ton amitié et de ton soutien.
Tout s'est arrangé depuis, mais en danse on devait porter des couettes (groupe 100% féminin). J'ai bien tenté d'expliquer que j'étais androgyne (comme un.e bigenre mais avec un genre dominant, ici féminin) mais en temps que jeune Queer je me suis braquée et ai refusé de participer.
Au passage identité et expression de genre sont distincts mais en temps que jeune Queer (encore) je veux d'un passing et d'une attitude androgynes, le temps que mon identité soit comprise et acceptée.Quitte à devenir un cliché masculin. Passé ce cap je serai plus naturel.
Tout s'est bien terminé, mais entre le mauvais début et la bonne fon j'ai pleuré en hurlant que j'étais un monstre.
Aux non binaires : définissez vous votre genre par un mot ou refusez vous une étiquette? Si défini, lequel est ce(pour me faire une idée)? Quelle est votre apparence, attitude...? (Je travaille ma voix pour la rendre profonde et grave.)
 

Zigzag

Broute de l'herbe
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A propos de la voix justement : c'est purement personnel mais j'y attache plus d'importance qu'au physique. Seulement, j'aime le chant d'opéra et sais PRESQUE chanter l'air de la Reine de la Nuit. Je ne veux donc pas prendre d'hormones.
 

Normie

Mange de la salade
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Bonjour,
j'aurais une question à vous poser si quelqu'un se sent d'y répondre !
Avant toute chose, j'essaie de me renseigner avant de parler d'un sujet mais je ne peux pas devenir pro toute seule, donc toutes mes excuses si je commets des maladresses.
En lisant un témoignage je me suis fait la remarque : comment on sent être une femme/un homme ?
Prenons l'exemple d'une femme trans: une femme trans est une femme, qu'elle aie un vagin ou non, parce qu'elle se sent être une femme.
Sauf qu'on essaie de déconstruire les genres et "ce qui fait femme, ce qui fait homme", du coup comment on se sent femme sans tomber dans les clichés ? Parce que penser "petite je voulais mettre des robes ou jouer avec des poupées, plus tard j'étais pas attirée par les hommes", tout ça ne définit pas une femme, juste un stéréotype... Ou alors est-ce que les femmes trans se sentent femme sans pouvoir l'expliquer ?
(Attention ceci n'est absolument pas une tentative de vous "piéger" en pensant "ah ben tu vois, ça tient pas debout", comme certaines questions carnistes qui essaient de démonter un régime végé, c'est un vrai questionnement qui ne remet rien en cause :) )
Merci de votre écoute,
Normie
 

Normie

Mange de la salade
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(Je voulais écrire "plus tard j'étais attirée par les hommes*", et non l'inverse)
 

MVA

Fait crier les carottes
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Pour te répondre Noémie c'est une question de ressenti. Personnellement c'est la dyspborie qui m'a fait rendre compte et le fait de ne plus supporter être genrer au féminin. Et énormément de dyspborie. Mais toutes les personnes transgenres ne sont pas dysphoriques.

Mais ce serait social.
Je peux te développer une réponse plus tard si tu le souhaites et tu as vraiment des autres questions, là je suis fatigué.

Envoyé de mon Redmi Note 5 en utilisant Tapatalk
 

Normie

Mange de la salade
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Bonjour !
Je veux bien, quand tu auras le temps/l'envie :)
 

Newende

Broute de l'herbe
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C'est tout un sujet '' complexe'' et je comprends parfaitement ta question Normie. J'ai moi même eu de profondes remises en question mais ceci depuis l'école élémentaire.
Voici quelques situations :

Primaire:
. '' Julie, tu es une fille, joues donc avec les autres filles dehors'' ( Jeux proposés : marelle, poupées, chant, danse ). Je ne m'y sentais pas à l'aise et je voulais jouer avec les garçons qui étaient plus pokemon, yu gi oh, billes, loup glacé/ trap trap ou foot.
Je me faisais réprimander par les garçons car j'étais une fille j'avais pas à être avec eux... Donc j'ai du faire mes preuves pour être acceptée. Et les filles se moquaient de moi car je jouais avec les garçons donc j'étais ''un garçon manqué''.
Je suis passée chez le psychologue scolaire car j'aimais lire dessiner et les jeux vidéos aussi ( sur PS1, SEGA etc ), la ''maîtresse'' pensait que mes parents m'éduquaient mal


A la maison durant l'enfance et l'adolescence :
J'en ai pris plein la tronche de la part de mes parents car je n'avais aucune activité de ''filles'' et mes amis n'étaient que des garçons donc c'était indécent. Ma mère n'a pas hésité à me traiter d'allumeuse à 13 ans. Sympathique !

A 14 ans : Je suis ÉNERVÉE contre tout le monde. J'ai eu des petits copains mais aucun ne m'a vraiment donné envie de faire des '' bisous''. Un qui voulait sortir avec moi m'a forcé à l'embrasser mettant même la langue. Je l'ai repoussé et j'ai été écœuré. A ce moment la et depuis la 6eme, je suis horriblement complexée par mon corps. Forte poitrine depuis la 6eme ( 95D à 12 ans.. bonjour les dégâts) et du coup les filles et mecs s'amusaient à faire des remarques ou tentaient de les toucher. Je pète un plomb, je veux être un homme. Je me rends le plus masculin possible avec un style de skatteur mais je n'ai pas le droit de me couper les cheveux. Un gros mal être va rester pendant cette période jusqu'à mes 16 ans.

Lycée :

Grosse crise identitaire. L'année de seconde, je ne veux plus d'hommes. J'aime les femmes, mais j'ai un tel mal être en moi à cause de mon apparence mais aussi de mon surpoids à ce moment là que je me prends '' des râteaux'' et surtout on se moque de moi car je suis grosse moche et j'aime les femmes. On me prend pour une sorte de bête de foire.
L'année suivante, un garçon attire mon attention, le premier depuis longtemps. Un gamer en plus. Je me sens à peu près bien avec lui, mais il a décidé qu'on allait sortir ensemble et me prend de court en forçant un peu les choses mais avec '' classe''. Je me laisse aller et finalement l'amour se construit peu à peu. C'est devenu un jeu en fait. Cela se passe bien ( Après bien sur, monsieur était un pervers narcissique et cela s'est passé très mal jusqu'à ''appuyer sur ma faiblesse mentale pour me pousser à coucher'', ce sera ma première fois la plus désastreuse possible. On ajoute à cela une nouvelle crise identitaire, ou la passion pour les femmes revient. Mais je reste avec ce garçon car '' je me sentais rassurée''. L'école se foutait de ma gueule et je ne retrouverais jamais personne. Du moins c'est ce que je croyais.
Je fini par le larguer un mois avant le bac en terminale, et ce sera le début de ma délivrance.

Depuis tout ce temps là :

Hommes, femmes, j'ai eu quelques expériences et malgré une forte attirance pour les femmes, je fini par être à 20 ans, jusqu'à aujourd'hui avec un homme qui me plait et que j'aime. Néanmoins, depuis tout ce temps, même si mon apparence s'est ''féminisé'' ( pardon pour le terme), j'ai toujours du mal à me sentir homme ou femme.
Ma famille me reproche toujours de ne pas être féminine par moment ( Quand j'enfile un jogging, joue en ligne à wow, ou veut faire un sport de combat) et c'est un véritable mal être pour moi.
J'ai la chance d'avoir un chéri qui franchement, S EN BALANCE de comment je suis maquillée, habillée. On a beaucoup de choses en commun et on en a rien à cirer de sortir avec des t shirt pokemon alors qu'on approche la trentaine. Il m'a bien aider à m'affirmer.
Mais suis je femme ou homme concernant mon ''identité'' ?
Je ne saurais jamais le dire. Je ne veux pas me définir dans une case du genre '' Non binaire'' ou autre. Je n'aime pas me définir '' comme tel ou tel''. Aujourd'hui, je me dis que je suis juste '' moi'' et peu importe ce que les gens en pensent.
Pour moi, rien ne définit un homme ou une femme. On peut définir le sexe, c'est sur. Mais après, l'identité de chacun, c'est comme on l'entend.
J'arrive quand même à moins me prendre la tête sur tout ça car en fait je m'en fous maintenant de mettre un nom sur ce que je suis. Vous pouvez aimer jouer à la poupée, collectionner comme moi les figurines ''my little pony'' et suivre la série tout en aimant jouer au bras de fer ou jouer à la baston, bah vous êtes vous même. Donc tant que la santé suit, qu'est ce qui vous empêche d'être vous ?

Oh et sur la question du maquillage : Pour moi tout le monde peut se maquiller ! :) Elle revient souvent celle là donc je tenais à finir dessus
Il n'y a pas à mon sens d'activité ou pensées exclusivement '' féminine'' ou ''masculine''

FIN DU PAVE PARDON POUR CETTE LECTURE TRÈS LONGUE

Je ne sais pas si j'ai aidé avec ce témoignage XD
 

Normie

Mange de la salade
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Coucou !
Alors ça ne répond pas exactement mais ma question est peut être un peu obscure, et c'était très intéressant à lire :)

Je crois comprendre ton point de vue, et le partager : rien ne définit vraiment homme ou femme, du coup quoi/qui que tu aimes, tu es simplement toi.

Mais du coup, dans le cas d'une femme trans ou d'un homme trans, qui se définissent comme tels, qu'est-ce qui nous pousse à comprendre que l'on est plutôt de l'autre genre sans se fier aux stéréotypes sociaux ?

A partir de quand est-on une femme plutôt qu'un homme qui a des activités/intérêts "féminins" ?

Je suis sincèrement désolée si je suis maladroite. En fait, moi je me sens femme parce que je n'ai jamais ressenti autre chose, ne me suis jamais posé la question, et ai un appareil génital féminin + des caractères sexuels secondaires féminins. Du coup ça m'intéresse beaucoup de savoir comment pensent les personnes qui se sentent autre chose que leur genre attribué. N'y voyez pas de curiosité malsaine, c'est vraiment juste parce que j'aime comprendre et apprendre. De plus, plus je m'informe, moins je risque de blesser des gens.
 

Newende

Broute de l'herbe
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Ne t'en fais pas, la question est difficile aussi pour les personnes concernées je crois !

Mais du coup, dans le cas d'une femme trans ou d'un homme trans, qui se définissent comme tels, qu'est-ce qui nous pousse à comprendre que l'on est plutôt de l'autre genre sans se fier aux stéréotypes sociaux ?
A mon avis, tout dépend de la culture en fait dans laquelle on baigne.
Un jour j'ai discuté avec une femme trans. ( Définit comme homme à la naissance qui a souhaité être/ se sent femme). On parlait librement sans nous froisser l'un l'autre et elle m'a raconté qu'en fait, elle l'a toujours su indirectement. Elle ne se sentait pas elle même depuis le collège. Elle enviait les ''filles'', leur physique et le fait de se maquiller. Elle le sentait qu'il lui manquait quelque chose et qu'elle n'était pas un ''homme'' dans tout ce qu'elle faisait ou aimait.

Mais même si sa transition se passe bien, aujourd'hui il y a un vrai conflit dans nos sociétés. On a tout remis en cause.
Qu'est ce qui nous définit femme ? Qu'est ce qui nous définit homme ?! On ne sait pas en fait.
Il y aura toujours une contre argumentation quand une réponse apparaîtra. C'est pour ça que moi j'ai décidé de ne pas me ranger dans une catégorie
Je crois que même les personnes trans. auront du mal à répondre car en fait CHACUN a son avis sur la question ! ^^ Une personne pourra te dire qu'être femme c'est dans l'attitude ou l'apparence, mais une autre te dira que non, ça ce sont des stéréotypes de merde. Et personne ne sera d'accord ! Pas même les personnes trans. entre elles.

Je sais pas si c'est clair comme je le dis. Hésites pas ah ah.. Je tente de donner un avis !

Mais je pense que chacun aura son avis sur la question et tout dépendra de la culture.
Par exemple, dans certaines sociétés, les femmes stériles sont mariées à des femmes choisies par leur famille. Les deux femmes n'auront aucune relation homosexuelle mais la compagne choisie portera l'enfant que ne peut avoir la femme stérile avec un homme choisit par elles. Une fois l'enfant né, elles garderont l'homme ou pas ( c'est rare qu'il reste apparemment) et les enfants appelleront la femme stérile ''papa''. Mais l'homosexualité est interdite.
J'ai découvert cette société au lycée, en cours de SES et j'ai plus le nom. A l'époque j'ai été très surprise, mais pour eux c'est la norme. Au tibet, tu as aussi un village ou le mariage est limite une insulte. La ''femme'' peut avoir autant de partenaires qu'elle désire, la société est matriarcale et les hommes sont'' en dessous''. Nous qui nous battons pour faire valoir le droit des femmes ici, la bas on pourrait lutter pour le droit des hommes.

TOUT CA POUR DIRE QUOI ?
1. Chaque avis dépend de ta culture et de ton environnement et de ton histoire. Donc je pense que chaque personne même trans. aura un avis différent des autres sur la question posée.
2. Ne pas se prendre la tête pour ça est pour moi la solution la plus sage car en fait pour chaque argument existera un contra argument ( Un peu comme le véganisme)
3. Personne ne se mettra jamais d'accord et tout dépendra de comment TOI tu verras les choses et malheureusement notre éducation nous a élevé avec des stéréotypes et donc nous influencera toujours. On peut passer outre et s'adapter tout en faisant preuve de compréhension et tolérance envers les personnes et leurs opinions.

Et je termine sur une jolie chanson qui résume bien :

https://www.youtube.com/watch?v=_Omx5e- ... ys&index=2
 

MVA

Fait crier les carottes
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Bon je réponds longtemps après pour ma part, je m'en excuse
Pour ma part je le sais car j'ai de la dysphorie de genre. Que la puberté a été une période horrible et TW: cancer.

Ne sachant pas que je pouvais me faire enlever la poitrine je voulais avoir un cancer du sein pour qu'on me l'enlève.
Je ne comprenais pas pourquoi toutes les filles voulaient ou aimaient avoir de la poitrine et leur règles et moi ça me degoutait, j'avais envie de la déchirer, de la mutiler.

Je le sais car j'aime qu'on m'appelle monsieur. J'aime ce pronom "il". J'aime Tom mon nouveau prénom, je ressens de l'euphorie quand on m'appelle comme ça. Je me sens super mal lorsqu'on m'appelle comme une fille.
Je sais qu'à 4 ans je décidais mes robes et je disais que j'étais un garçon à tout le monde ( mais ça ça ne veut pas forcément dire.)
Qu'avec les garçons je me sentais dans mon monde ( malgré les difficultés sociales du à l'autisme.) Car maintenant je prends des hormones et j'attends que ma barbe pousse avec impatience, que j'aime avoir des poils, la voix grave, que j'ai de la dysphorie au niveau du sexe (TW: sexe ). Que je ne ressemble pas aux filles et ne me sens pas avec elles.

Ex: ne pas pouvoir pénétrer quelqu'un ou avoir de sperme.
Que j'aime qu'on me voit comme un homme à'a société. Ça a été des réflexions depuis mes 13 ans au moins pour moi. Et c'est mon parcours personnel, tout parcours est différent. Et aussi tout faire juste administratif alors que c'est ***** de compliqué et de bouffeur d'énergie et que pourtant je le fais car je veux être moi même. Malgré la transphobie, malgré toutes les difficultés. Que je fais mes injections toutes les 3 semaines depuis presque un an et pourtant en général ce n'est pas très agréable des aiguilles mais je le fais car j'aime les effets.

Donc grâce à ça, je sais que je suis un homme.

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