Instinct

Chrysalis

Jeune bulbe
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Bonjour à tous,

J'écris ce post sur un coup de tête, après avoir vu une vidéo d'une nana cuisinant avec grande joie des milliers de sauterelles encore vivante, en leur arrachant les pattes avant de les ébouillanter. C'est ce genre de spectacle, qui m'énerve encore plus chaque jour, qui me fait réaliser à quel point ... Non, je ne vais rien dire car je ne souhaite pas emporter qui que ce soit dans mes sentiments de dégoûts envers ce que nous appelons humain.

Mais, bien que je ne suis végétarienne que depuis quelques mois, peut-être quatre, je ne me suis jamais sentie plus en paix et plus heureuse que maintenant. Les animaux, bien plus qu'une passion pour moi, font bonheur au quotidien et je ne peux supporter le massacre que l'on commet chaque jour et chaque seconde qui passe dans ce monde à leur égard. Il est inutile de dire "oui mais les animaux carnivores aussi tuent des animaux" , je pense qu'il n'y a aucune comparaison possible à faire, nous sommes les pires et c'est une certitude.

Peut-être que je suis naturellement ce que les gens appellent "anti-spéciste" ? je n'en sais rien, je n'ai aucune maîtrise de ce vocabulaire et si tel est le cas je l'accepte et le revendique très fièrement. Une chose est certaine, j'aime les animaux comme mes égaux depuis mon plus jeune âge, et il m'est toujours impensable que l'on puisse leur faire autant de mal et montrer autant de cruauté avec fierté. Je ne peux qu'être colère et rempli de tristesse quand je vois au Maghreb les étendards de cadavres de moutons ou de tête de vaches suspendue devant les boucheries, à l'air libre, comme ci on agitait un drapeau ou un trophée. Je ne parlerais pas des goûts asiatiques qui s'apparente plus à un plaisir de tuer que de manger... (malgré que j'aime énormément la culture chinoise)

Bien sûr, je n'ai pas toujours été végétarienne, je mangeais de la viande consciencieusement, parce que j'ai été élevé de cette façon, mais malgré tout je savais que j'allais arrêter un jour car ça m'a vraiment toujours fait de la peine. D'ailleurs je ne me souviens pas pourquoi je le suis devenue si subitement, mais instinctivement ça s'est fait tout seul.

Et vous, quels ont été vos déclics ?
 

Chribou

Broute de l'herbe
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Bonjour Chrysalis, alors là je dois dire que je partage entièrement ton dégoût et ta colère mais rassure-toi ce n'est pas à cause de toi si j'ai de tels ressentiments et envers moi-même lorsque je prenais tant plaisir à taquiner la truite avec les mouches que je fabriquais.

Moi aussi ça m'est venu subitement cet ardent désir de manger sans faire souffrir vers l'âge de 31 ou 32 ans et ce même si je ne savais pas que l'on pouvait survivre sans manger de viande et donc du jour au lendemain j'ai franchi ce pas très facilement mais ce que je regrette tant aujourd'hui après plus de 30 ans de végétarisme très près du végétalisme c'est de ne pas y avoir pensé et m'y être converti bien avant parce que cette découverte est bien le plus merveilleux cadeau que la vie m'a faite.
 

Retourd'exil

Jeune bulbe
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Je ne suis pas sûr que ça soit très sain de détester ce que l'on est - ou ce que l'on a été. Vu que l'on est obligé de faire avec.

Honnêtement, je pense qu'il faut croiser plusieurs axes :
- être dans un système social où l'égalité ou l'équité est une volonté structurante
- avoir une culture gastronomique où de l'importance est accordée à la nature des aliments (et la manière de les produire)
- vivre dans une société/classe/caste où le fait de manger de la viande n'est plus un marqueur social positif

Donc au final, très, très peu de gens cumulent ces caractéristiques ET on envie de se priver de quelque chose qui est objectivement agréable. J'imagine que tu (Chrysalis) dois vivre assez souvent des chocs culturels si tu voyage (je dis ça sans jugement)
 

Chrysalis

Jeune bulbe
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Je ne suis pas sûr que ça soit très sain de détester ce que l'on est - ou ce que l'on a été. Vu que l'on est obligé de faire avec.

Honnêtement, je pense qu'il faut croiser plusieurs axes :
- être dans un système social où l'égalité ou l'équité est une volonté structurante
- avoir une culture gastronomique où de l'importance est accordée à la nature des aliments (et la manière de les produire)
- vivre dans une société/classe/caste où le fait de manger de la viande n'est plus un marqueur social positif

Donc au final, très, très peu de gens cumulent ces caractéristiques ET on envie de se priver de quelque chose qui est objectivement agréable. J'imagine que tu (Chrysalis) dois vivre assez souvent des chocs culturels si tu voyage (je dis ça sans jugement)
Bonjour,

Oui je voyage beaucoup mais ce n'est pas l'objet de mon déclic. J'habite dans une avenue proche d'un abattoir, et chaque jour mes chats et moi entendons avec angoisse les cris de détresses des animaux transportés par les camions qui circulent... Souvent le soir. Je peux ressentir que ce ne sont pas des hurlements habituels et que ces animaux connaissent déjà leur triste sort avant d'arriver à destination. (A l'instant où je vous écris ça il y en a d'autres qui passent à l'instant... ) J'étais déjà très sensible à la cause animale étant enfant, et je sais que nous humains sommes la principale cause des espèces en voie de disparition, de la destruction de l'environnement et de toute forme de vie sur terre. Je suis désolée d'en choquer quelques uns ou de paraître extrémiste mais c'est pourtant ce qu'il se passe. Et moi je ne veux plus m'identifier à ça. Et si seulement on ne tuait que les animaux..
Je ne parle même pas des crimes civils... on est la honte de cette planète.
 
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